Histoire partagée:
La force intérieure
Par: Chloe Guan
La nature humaine est fascinante. Composée d’un corps et d’un esprit, elle doit apprendre à cultiver les deux simultanément, souvent en tentant de défier ce que la nature semble lui imposer. Ayant grandi dans un environnement varié et pratiqué divers sports, être athlète était une partie essentielle de moi-même, quelque chose qui m’apportait du réconfort, m’enseignait la discipline et me poussait à toujours aller plus loin. Cependant, les choses ont changé lorsque j’avais quatorze ans, car j’ai reçu un diagnostic qui était incompréhensible à l’époque : arthrite juvénile idiopathique avec sacro-iliite. La douleur ne m’était pas étrangère, du moins c’est ce que je pensais. J’ai rapidement compris qu’il y avait une différence entre la douleur ressentie après un bon entraînement et celle ressentie sans raison particulière. Outre une différence physique notable, le plus effrayant était les anomalies : il n’y avait aucune réponse aux questions. Pourquoi devais-je soudainement faire face à cette nouvelle maladie ? Pourquoi devais-je soudainement faire face à cette nouvelle maladie ? Pourquoi devais-je soudainement faire face à cette nouvelle maladie ? Il est facile de pointer du doigt et de blâmer les forces de la nature, car cela nous apporte à tous une certaine paix. Mais que faire quand il n’y a personne à blâmer, quand c’est son propre corps qui s’attaque lui-même ? L’absence de raison, bien que déroutante et douloureuse, m’a appris des compétences essentielles que je n’aurais jamais acquises autrement : la résilience, le courage, la maturité émotionnelle, l’autonomie sociale et le courage de continuer à espérer.
À la recherche de réponses et n’en trouvant aucune (d’où le terme « idiopathique »), j’ai réalisé que je n’avais d’autre choix que de m’adapter à ma nouvelle réalité, une fracture prolongée, autrefois cachée, dans la vie que je pensais savoir naviguer. Comme Paulo Coelho l’a écrit dans son livre L’Alchimiste, les bateaux sont peut-être plus en sécurité dans le port, mais ce n’est pas pour cela qu’ils ont été conçus. En regardant autour de moi et en rassemblant les morceaux sur lesquels je pouvais encore compter avec certitude – mes amis, ma famille et moi- même –, je me suis demandée : « À quoi suis-je destinée ? » Lorsque j’ai réalisé que j’aspirais à une vie remplie d’aventures, j’ai réajusté mes voiles et je suis partie, ne faisant pas confiance aux vents qui secouaient mon navire, mais plutôt à mes compétences d’exploratrice. J’ai continué à jouer au volley-ball de compétition pour l’équipe de mon lycée, j’ai contribué à un projet intégratif au Cambodge et j’ai maintenu mes contributions à la communauté, les étendant même à d’autres domaines tels que l’AWISH. En m’immergeant davantage dans mon voyage d’un mois au Cambodge, chaque jour de cette expérience m’a semblé être une lutte. La chaleur torride, les longues journées de tournage et le travail physique intense ont clairement mis ma condition physique à rude épreuve, et m’intégrer à mes paires était un combat que je savais difficile à gagner. Malgré tous les hauts et les bas de cette expérience, je peux maintenant considérer cette période de ma vie comme un tournant, quelque chose qui me rappelle de garder espoir, car les bonnes choses prennent du temps.
« Fais-le quand même » est devenu une devise que j’applique encore aujourd’hui. Plusieurs demandent comment j’avais réussi à persévérer, mais il n’y a vraiment aucun secret : il suffit de continuer à avancer. Cela dit, soyez attentif à votre mode de vie et sachez qu’il est tout à fait normal de faire une pause de temps en temps. Vous n’êtes pas obligé de tout faire en une seule journée, mais vous devez continuer à avancer pas à pas. Souvent, les maladies rhumatismales peuvent sembler insurmontables et indescriptibles, mais c’est en vivant votre vie de manière authentique que vous pouvez lutter contre les préjugés sociaux et redéfinir l’essence même de la véritable nature humaine : le courage.




